matty_banni.gif (7194 octets)

Recherche de commenditaires

pour aider les enfants natifs défavorisés de la

Guadeloupe des Antilles Française

bar41-aviov.gif (849 octets)

GOUVERNEMENT FRANÇAIS

 

Président de la République Française : Mr.Jacques Chirac :       http://www.elysee.fr/

Image3.gif (13556 octets)      Premier ministre LIONEL JOSPIN premier-ministre@premier-ministre.gouv.fr

Conseil Général de la Guadeloupe :                                           http://www.cg971.com/

Image10.gif (52786 octets)Marcellin LUBETH

Première visite de Jacques Chirac aux Antilles

Jacques Chirac effectue à partir d'aujourd'hui et jusqu'à dimanche sa première visite en Guadeloupe et en Martinique depuis son élection en 1995. Ce déplacement intervient au moment où le gouvernement prépare une loi d'orientation pour l'Outre-mer et que la classe politique antillaise débat de l'avenir institutionnel.

<http://infos.tf1.fr/info/divers/ours.cfm>

TF1 - jeudi 09 mars - 07h34chirac.gif (13203 octets)

Soigneusement préparé par l'Elysée, ce voyage intervient quelques mois après celui du Premier ministre Lionel Jospin, fin octobre. Le mois dernier, le chef de l'Etat a longuement consulté les élus des trois départements français d'Amérique (DFA - Guadeloupe, Guyane, Martinique). La visite présidentielle se déroule dans un contexte particulier. Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Jean-Jack Queyranne, qui accompagne le chef de l'Etat, a en effet présenté le 18 février son projet de loi d'orientation qu'il a adressé aux assemblées locales des DOM en leur demandant de faire part de leurs réactions.

chirac2.gif (8161 octets)

En outre les trois présidents des Conseils régionaux des Antilles-Guyane, Lucette Michaux-Chevry (Guadeloupe), Antoine Karam (Guyane) et Alfred Marie-Jeanne (Martinique), ont lancé un pavé dans la mare avec leur "déclaration de Basse-Terre". Il y réclament plus d'autonomie pour les DOM. Recevant les élus des DFA, le chef de l’Etat a affirmé qu'il n'était pas opposé à une évolution institutionnelle des DOM, mais "dans le cadre de l'unité de la République" dont il est le garant. Il a affirmé qu'aucune modification substantielle du statut n'interviendrait sans consultation des populations concernées. Il devrait réaffirmer ce message dans le discours qu'il prononcera samedi en Martinique. Il devrait aussi livrer sa vision d'un projet de développement pour l'Outre-mer

Sommet du CARIFORUM

Le président de la République commence sa visite par la Guadeloupe. A Basse-Terre, il saluera les efforts en matière d'insertion, en dialoguant avec les responsables de l'Association guadeloupéenne d'insertion et de retour à l'emploi (AGIRE). Il s'attachera aussi à mettre en valeur l'image positive de la Guadeloupe en rencontrant, à Pointe-à-Pitre, les sportifs sélectionnés pour les Jeux olympiques de Sydney, parmi lesquels Marie-Jo Pérec et Laura Flessel, puis en dînant, à Gosier, avec les forces vives, jeunes chefs d'entreprise, responsables associatifs et culturels.

Vendredi, Jacques Chirac présidera le sommet du CARIFORUM, qui réunit les pays de la région liés à l'Union européenne par les accords de partenariat UE-ACP (Afrique, Caraïbe et Pacifique). Il mettra l'accent sur la nécessité de favoriser la coopération régionale. Afin de valoriser les élus des Antilles-Guyane, ce sont les présidents des conseils généraux et régionaux qui introduiront les six thèmes de débats (agronomie tropicale, visas, échanges culturels et sportifs, transports aériens et maritimes, catastrophes naturelles, trafics de stupéfiants).

Samedi, en Martinique, le chef de l'Etat s'entretiendra avec la grande figure de l'île, le poète Aimé Césaire, maire de Fort-de-France. Après son discours à Madiana, il présidera un déjeuner avec l'ensemble des maires, puis une réunion de travail consacrée à la lutte contre la toxicomanie, à l'Unité d'écoute des jeunes en détresse. Dimanche, il achèvera sa tournée antillaise par une escale à Saint-Martin, île franco-néerlandaise dont la partie française constitue un arrondissement de la Guadeloupe.

POLITIQUE
Chirac en Guadeloupe


Le président Jacques Chirac est arrivé mercredi soir (heure locale) à l'aéroport de Pointe-à-Pitre pour une visite en Guadeloupe et en Martinique.
Le chef de l'Etat devait participer jeudi à Basse-Terre à un dialogue avec une association militant pour l'insertion.
Le président est accompagné pendant cette visite du secrétaire d'Etat à l'outre-mer, Jean-Jack Queyranne, et du ministre délégué à la Coopération, Charles Josselin.
09/03/00 09H48 © FRANCE 2

Queyranne: la parité s'impose outre-mer comme en métropole

PARIS (AFP) - Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Jean-Jack Queyranne a affirmé mercredi qu'"outre-mer la parité s'impose comme partout en métropole", et critiqué les sénateurs "toujours en retard" qui, la semaine dernière, sont en partie revenus sur le texte sur la parité adopté par l'Assemblée nationale.

Le ministre s'exprimait, à l'occasion de la journée internationale des femmes, lors d'une cérémonie au secrétariat d'Etat durant laquelle il a remis les insignes de "chevalière" de la Légion d'honneur à Christiane Courmes, fonctionnaire au ministère, et de "chevalière" dans l'ordre des arts et lettres à "l'écrivaine" d'origine antillaise Gisèle Pineau.

La cérémonie s'est déroulée en présence notamment de plusieurs conseillères municipales de villes de la région parisienne originaires des Antilles, qu'il a félicitées pour leur rôle "d'intermédiaires fort utiles".

M. Queyranne a rappelé que les femmes jouaient outre-mer un rôle particulièrement actif, un fait reconnu par la nomination le 1er septembre dernier de quatre femmes, sur neuf représentants de l'outre-mer, au Conseil économique et social

Pour favoriser l'égalité dans le domaine professionnel, et alors que les femmes outre-mer sont souvent seules à élever des enfants, le ministre a souligné que le projet de loi d'orientation pour les DOM prévoyait l'alignement du montant de l'allocation de parent unique sur celui de la métropole. Il a enfin "souhaité" la mise en place outre-mer de structures d'accueil d'urgences pour les femmes victimes

de violences et leurs enfants©2000 AFP G.

Gobet Jacques Chirac en visite aux Antilles

Le chef de l'Etat est arrivé hier soir à Pointe-à-Pitre. Il y présidera notamment demain une réunion du CARIFORUM, un sommet France-Caraïbe 09 mars 2000. Jacques Chirac entame une visite de quatre jours en Guadeloupe et en Martinique. C'est la première fois qu'il se rend dans ces deux départements depuis qu'il est à l'Elysée. Aujourd'hui le chef de l'Etat doit participer à Basse-Terre à un dialogue avec une association militant pour l'insertion et rencontrer les sportifs du CREPES des Antilles et de la Guyane avant de dîner avec les entrepreneurs locaux. Demain, il présidera une réunion du CARIFORUM à Pointe-à-Pitre et samedi, Jacques Chirac se rendra en Martinique où il prononcera un grand discours sur l'évolution institutionnelle des départements d'outre-mer et leur développement économique. Retour en métropole prévu dimanche après une escale à Saint-Martin, île franco-néerlandaise dont la partie française dépend de la Guadeloupe.

EUROPEINFOS OUTRE-MER.

Pour la première fois depuis son élection à l'Elysée, le chef de l'Etat visite la Guadeloupe et la Martinique. Il y est très populaire et sait, comme Lionel Jospin, que le million d'électeurs des DOM-TOM pèsera sur la présidentielle de 2002.

Chirac veut séduire les Antilles ET SI LA PRÉSIDENTIELLE de 2002 se jouait outre-mer ?

Officiellement, sur ce front-là, tout est calme entre l'Elysée et Matignon, à l'heure où le chef de l'Etat débarque aux Antilles pour une visite de quatre jours. Mais, en coulisse, le marquage est sans concessions. Infatigables, Chirac et Jospin se succèdent dans les départements et territoires d'outre-mer. En octobre, le Premier ministre, bravant les piquets de grève, finit par toucher le coeur des Guadeloupéens et des Martiniquais. En décembre, le président de la République se précipite à la Réunion. Il annonce la création d'un deuxième département sur cette île de l'océan Indien mais rate son rendez-vous populaire. Voilà pourquoi son voyage a été, cette fois, minutieusement préparé. « Le mythe chiraquien dans les DOM-TOM est fort. Mais, c'est vrai, la droite a un peu perdu la main », admet un proche du président. « L'objectif de ce voyage est d'ouvrir des perspectives », confirme l'ancien ministre des DOM-TOM Dominique Perben. Malgré sa popularité, Chirac a été devancé en 1995, dans les DOM-TOM, par Jospin de 10 000 voix. Et la gauche a raflé la mise lors des législatives de 1997. Surtout, chacun garde en mémoire la présidentielle de 1974 où Giscard l'avait emporté au finish grâce à ses 80 200 voix d'avance dans l'outre-mer. A l'automne, le secrétaire d'Etat Jean-Jack Queyranne a attiré l'attention de Jospin, soulignant, dans une note interne, le poids du 1,2 million d'électeurs hors-métropole. « Lorsque la compétition est serrée, il n'y a pas de petits gains », confie Queyranne (que Chirac s'amuse d'ailleurs à présenter, lors de leurs déplacements communs, comme... « le ministre compétent »). Une course-poursuite Pour marquer son avantage, Lionel Jospin vient d'adresser aux assemblées locales des DOM un projet de loi visant à leur accorder une plus grande autonomie. « Un texte audacieux », reconnaît la députée guyanaise (apparentée PS), Christiane Taubira-Delanon. Tout en regrettant que « la gauche française n'ait pas encore des idées vraiment claires sur l'outre-mer ». A droite, Dominique Perben rejette tout en bloc : « Après sa période d'immobilisme, Jospin vient d'inventer un projet de loi qui s'intéresse, avant tout, aux questions institutionnelles. L'aspect économique est très déficient. » En attendant le débat parlementaire fin juin, le président et le Premier ministre comptent leurs partisans au-delà des mers. Avant l'été, Jospin sera à la Réunion. Chirac, lui, songe, pour plus tard, à un grand voyage en Nouvelle-Calédonie. La course-poursuite continue... Bruno Jeudy et Philippe Martinat -

Le Parisien

Chirac aux Antilles pour relancer la politique de la France avec les pays de la Caraïbe DOM-TOM - Les Echos Le président de la République, Jacques Chirac, effectue une visite de trois jours à la Guadeloupe et à la Martinique au moment où la question du statut de ces départements se pose à nouveau avec acuité.Réserves importantes de voix (1 250 000 suffrages),

les DOM-TOM représentent un enjeu de taille pour chacune des deux têtes de l'exécutif avant l'échéance présidentielle.  THIERRY DUDOIT

chirac3.gif (10013 octets)

Dans la course aux voix, Chirac veut rattraper Jospin, qui n'avait pas lésiné sur les mesures concrètes lors de sa visite en octobre.

Antilles envoyée spéciale ne rien laisser au hasard. L'Elysée a, jusqu'à la dernière minute, fignolé le programme du chef de l'Etat en visite en Guadeloupe et en Martinique à partir d'aujourd'hui et pour quatre jours. C'est que le séjour tombe à pic. Alors qu'il caracole dans les sondages, Jacques Chirac entend bien pousser l'avantage sur son Premier ministre. Et profiter jusqu'aux tropiques de la bourde proche-orientale de Lionel Jospin. Les Dom-Tom sont un des champs de bataille de la cohabitation. Réserves de voix importantes (1 250 000 suffrages), ils représentent un enjeu de taille pour chacune des deux têtes de l'exécutif avant l'échéance présidentielle. Plan d'urgence. Dans la course aux voix d'outre-mer, Lionel Jospin a pris de l'avance. Lors de sa visite aux Antilles en octobre, il n'a pas lésiné: «Plan d'urgence» pour la banane avec à la clé un pactole de 120 millions de francs pour les producteurs, allégement des charges sociales pour certaines PME. Mais c'est surtout sur le plan statutaire que le chef du gouvernement a mis les bouchées doubles. Sa loi d'orientation sur les Dom, qui devrait être soumise au Parlement avant la fin du premier semestre, prévoit notamment d'accorder la possibilité aux présidents de collectivités locales de développer la coopération avec des Etats voisins. Surtout, elle permettra aux conseils généraux et régionaux de se réunir périodiquement en congrès «pour examiner des questions d'intérêt commun et adresser des vœux au gouvernement». Au terme de plusieurs mois de consultations, les élus domiens doivent donner leur avis le 18 mars. Le chef de l'Etat, qui effectue sa première visite en Guadeloupe et en Martinique depuis son élection en 1995, va devoir combler son retard s'il ne veut pas apparaître à la remorque de son Premier ministre. En organisant vendredi en Guadeloupe le Cariforum, qui regroupe 15 petits Etats de la zone, il entend montrer que la France ne se désintéresse pas de la région. Au programme également, des visites à des associations d'insertion, histoire de donner l'image d'un président attentif aux difficultés des domiens. Reste la question statutaire, la plus épineuse.

Le mois dernier, Jacques Chirac ne s'est pas privé de recevoir les élus des trois départements français d'Amérique (Guadeloupe, Guyane, Martinique) et d'écouter les critiques qui s'élèvent contre la loi d'orientation du gouvernement. Il avait alors expliqué qu'il n'était pas opposé à une évolution institutionnelle des départements d'outre-mer, mais «dans le cadre de l'unité de la République» dont il est le garant, et il avait affirmé qu'aucune modification substantielle du statut n'interviendrait sans consultation des populations concernées. Samedi, lors d'un discours à Schoelcher (Martinique), il devrait ainsi «fixer le cadre du débat institutionnel», selon un proche de l'Elysée. Vives discussions. La marge de manœuvre du président de la République est étroite. D'un côté, il ne peut rester en deçà des propositions gouvernementales, de l'autre, il doit prendre soin de ne pas apparaître comme l'oreille de revendications trop radicales. Certains, à l'Elysée - dont Frédéric de Saint-Sernin, chargé de mission auprès du chef de l'Etat -, ont ainsi souligné les risques que prendrait le chef de l'Etat à écouter son amie et présidente du conseil régional de Guadeloupe Lucette Michaux-Chevry, qui a réclamé, le 1er décembre, aux côtés de ses homologues martiniquais (l'indépendantiste Alfred Marie-Jeanne) et guyanais (le socialiste Antoine Karam), un statut proche de l'autonomie. Les mêmes se méfient des velléités de Lucette Michaux-Chevry de créer un Rassemblement pour la Guadeloupe dans la République (RPGR) qui lui permettrait de prendre ses distances avec le RPR. La position à adopter par le chef de l'Etat sur le volet institutionnel a provoqué de vives discussions au «Château», à la suite desquelles Frédéric de Saint-Sernin, sans quitter l'Elysée, a cessé de s'occuper du dossier des Dom-Tom. Dans ce contexte, Jacques Chirac optera probablement pour la prudence. Une posture plus pratique pour savourer les déboires de son Premier ministre.

Consultez le site de votre Chambre de Commerce et d'Industrie :
http://www.martinique.cci.fr <http://www.martinique.cci.fr>
Pour vous désabonner, envoyer un message blanc à
ccim-desabonnement@eGroups.com mailto:ccim-desabonnement@eGroups.com

 

Laser France
Réunion
Un département, oui, mais deux...


par Bernard Grollier

Le projet de création d'un deuxième département déchaîne les passions à la Réunion. Le 2 mars, Jean-Jack Queyranne annonçait le calendrier du découpage : l'île aura deux préfectures avant la fin de l'année.

Vu de Paris, tout le monde, ou presque, semblait d'accord pour rééquilibrer les pouvoirs au profit du Sud. Une majorité d'élus locaux, toutes tendances politiques confondues, demandait la " bi-départementalisation " et Jacques Chirac lui-même avait indiqué, en décembre, qu'il y était favorable.

Pourtant, l'annonce du secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer a été accueillie avec le plus grand scepticisme par l'opinion, mal préparée à une réforme administrative lourde de symboles. Les opposants les plus virulents au projet, dont l'UDF Jean-Paul Virapoullé, réclament une consultation de la population et préparent une manifestation de protestation le 15 mars. Ils dénoncent un " cadeau politique " fait au PC réunionnais, dont les bastions sont concentrés sur le territoire de la future Réunion du Sud. Sur le papier, la droite peut prétendre à la majorité dans les deux départements, mais elle est traversée de tant de clivages que l'arithmétique électorale est incertaine.

Lionel Jospin, attendu à la Réunion dans les prochaines semaines, devra être convaincant pour éviter une reculade. D'autant que des élus favorables au deuxième département, dont des socialistes, n'ont pas été entendus. Ils demandaient au préalable le découpage de communes hypertrophiées et ingérables - l'île n'en compte que 24, pour 710 000 habitants - et regrettent la " précipitation " du gouvernement.

La Réunion


© Le Point - 10/03/2000 - N°1434 - Laser France - Page 014 - 283 mots Laser France014reu.pdfLe P

Laser France
Antilles
Jacques Chirac sur le fil du rasoir


par Jean-Loup Reverier

Avant son voyage aux Antilles, du 9 au 12 mars, Jacques Chirac a reçu à l'Elysée de nombreux élus de Martinique, de Guadeloupe et de Guyane. Et d'abord les présidents des conseils régionaux et des conseils généraux. Les premiers, Alfred Marie-Jeanne (indépendantiste), Lucette Michaux-Chevry (RPR) et Antoine Karam (PSG), prônent, en priorité, une évolution du statut de leurs régions leur octroyant une large autonomie. Les seconds, tous de gauche, Claude Lise (PPM), Marcellin Lubeth (PPDG) et André Lecante (DVG), considèrent que, avant même une évolution institutionnelle, souhaitable, mais " à la carte ", et seulement après consultation des populations, la priorité doit aller à la situation économique et sociale très tendue de leurs départements.

Sur place, une partie importante de l'électorat de droite et le patronat local ne cachent pas non plus leur défiance envers l'orientation prise par Lucette Michaux-Chevry. D'aucuns la soupçonnent de ménager les indépendantistes, non sans arrière-pensées démagogiques liées à ses démêlés judiciaires. Dès lors, le chef de l'Etat devait jouer aux Antilles une partie serrée. Soucieux de ne pas désavouer Lucette Michaux-Chevry, convaincu par ailleurs d'un impossible statu quo, le président de la République, accompagné lors de ce déplacement par Jean-Jack Queyranne, secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, se gardera également de se ranger derrière le projet de loi d'orientation du gouvernement, vivement contesté par sa fidèle présidente guadeloupéenne. Il n'ignore pas non plus que ses propos sur une évolution statutaire seront suivis avec attention dans une autre île agitée par cette problématique, la Corse. D'où son choix de donner dans ce voyage la priorité aux problèmes sociaux.


© Le Point - 10/03/2000 - N°1434 - Laser France - Page 014 - 270 mots

Lase

Laser France
Cayenne
Un non-lieu mal venu


par Jean-Loup Reverier


Amers et sans illusions, Jean-Luc Beck et sa famille ont fait appel de la surprenante ordonnance de non-lieu rendue le 16 février, à Fort-de-France, par la juge d'instruction Dominique Coquizart. Trente-neuf mois après qu'une bande d'émeutiers a attaqué, dans la nuit du 12 novembre 1996, leur domicile de Cayenne, tentant de l'incendier tandis que la famille Beck se trouvait à l'intérieur, les onze prévenus, dont plusieurs dirigeants indépendantistes, comme Alain Michel (leader du PNPG), échappent à toute sanction. Leurs arrestations et leur transfert en Martinique avaient alors été présentés par leurs partisans comme un complot de l'Etat colonialiste. Mais l'Etat entendait réagir avec fermeté contre une dérive intolérable. Et pour cause : Jean-Luc Beck, la victime de l'agression, n'était autre que le procureur de la République de Cayenne. L'attaque de son domicile marquait une riposte aux condamnations d'émeutiers qui avaient causé de graves désordres à Cayenne en septembre 1996.

En concluant au non-lieu, faute de preuves, le parquet et la juge soulignent les faiblesses et lenteurs de l'instruction : pas une seule fois Jean-Luc Beck et sa famille n'ont été entendus. On peut s'interroger sur le discrédit jeté sur la justice dans les DOM. Elisabeth Guigou a tenu à " manifester son entier soutien " à Jean-Luc Beck et à son épouse en les recevant le 2 mars. Un communiqué de la chancellerie renchérit : " Il faut que toutes les voies de droit soient utilisées pour que justice soit rendue, s'agissant d'un fait d'une exceptionnelle gravité. "

GUADELOUPE
Chirac au sommet France-Antilles


Le président Jacques Chirac a ouvert vendredi à Pointe-à-Pitre le sommet du CARIFORUM qui réunit la France et les Etats des Caraïbes. Le président de la République a accueilli au centre de conférences les chefs d'Etat et de gouvernement de 15 Etats des Caraïbes. Vendredi matin, il a eu un entretien avec le Premier ministre jamaïcain, président du CARIFORUM. Le sommet veut favoriser l'intégration régionale des trois DFA (Départements français d'Amérique). 10/03/00 16H15 - France


Consultez le site de votre Chambre de Commerce et d'Industrie :
http://www.martinique.cci.fr
Pour vous désabonner, envoyer un message blanc à
ccim-desabonnement@eGroups.com


 

 Page d'accueil sur eGroups.com: http://www.egroups.com/group/ccim
www.egroups.com - Les listes de diffusion GRATUITES sur le Web

 

 Jacques Chirac en Guadeloupe: développement, solidarité et avenir institutionnel

Développement économique,  solidarité, coopération régionale et évolution institutionnelle : Jacques Chirac a évoqué de nombreux thèmes lors du premier jour de sa  visite en Guadeloupe. C'est son premier voyage dans les DOM depuis son arrivée à l'Elysée en 1995.
tf1 - jeudi 09 mars - 22h14

Ce voyage aux Antilles, que la présidence a préparé avec soin, intervient en plein débat sur l'avenir institutionnel et le développement des DOM. Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Jean-Jack Queyranne, qui accompagne Jacques Chirac aux Antilles, a adressé aux assemblées locales son projet de loi d'orientation pour l'Outre-mer. Il attend leurs réactions d'ici au 18 mars.

Dans ce contexte, les trois présidents des Conseils régionaux des Départements français d'Amérique (DFA) ont co-signé le 1er décembre la déclaration de Basse-Terre. Ils y réclament "un statut nouveau de  région d'Outre-mer doté d'un régime fiscal et social spécial, dans le cadre de  la République française d'une part, et de l'Union européenne d'autre part".

D'entrée de jeu, la présidente RPR du Conseil régional de Guadeloupe,  Lucette Michaux-Chevry, l'initiatrice, avec ses homologues de Guyane,  Antoine Karam, et de Martinique, Alfred Marie-Jeanne, de la "déclaration de  Basse-Terre", a fait part de cette revendication au chef de l'Etat,  dans son discours de bienvenue à


-

 sa mairie de Basse-Terre, conquise en 1995. "La diversité géographique, culturelle, ethnique de la France ne saurait  être traitée de façon uniforme. Dans un monde où la mondialisation gomme  presque tous les repères, l'identité propre de chaque région mérite un  traitement territorialisé sans pour autant porter atteinte à l'unité  territoriale", a dit l'ancienne ministre.

Coopération régionale

Dans sa réponse, M. Chirac a affirmé son "estime", son "affection" et sa "confiance" aux Guadeloupéens. Il a aussi exprimé sa "conception de l'Etat moderne". "Ce n'est pas celle d'un Etat qui freine ou qui bride. C'est celle  d'un Etat qui libère les énergies et les volontés, qui respecte les hommes et  les femmes, l'identité, les cultures des peuples", a-t-il déclaré. "Or vous  avez l'énergie et la volonté. J'ai la conviction que vous réussirez".

Jacques Chirac a également indiqué dans quel esprit il présiderait,  vendredi à Pointe-à-Pitre, le sommet du CARIFORUM, instance de concertation qui  réunit la France et les îles des Caraïbes. "J'ai voulu démontrer que la Guadeloupe avait une place naturelle,  importante à tenir dans son environnement régional, un rôle charnière à jouer  entre la France, l'Europe et la Caraïbe", a-t-il dit en souhaitant que "ce  premier sommet de coopération régionale entre la France et la Caraïbe ne se  fasse pas en dehors des Guadeloupéens, mais avec eux et autour d'eux".

Bain de foule

A la mairie de Basse-Terre, où les attendaient plusieurs centaines de personnes, Jacques Chirac et Lucette Michaux-Chevry ont ensuite pris un bain

de  foule, aux accents de la fanfare d'une association municipale. Sous un chaud  soleil, le président de la République a serré des mains, embrassé des enfants  et reçu les applaudissements chaleureux des "doudous" en robes de madras et des  élégantes de Basse-Terre. De très jeunes majorettes, parmi lesquelles "les  Ondines de Gourbeyre", rythmaient ce bain de foule.

En fin de matinée, Jacques Chirac a présidé une réunion de l'association AGIRE qui milite pour la réinsertion et le retour à l'emploi dans un  département où le taux de chômage atteint 30%.

Dans l'après-midi, après un déjeuner avec les élus locaux à Saint-Claude,  le chef de l'Etat a renconté les sportifs guadeloupéens au Centre  régional d'éducation populaire et de sport (CREPS) Antilles-Guyane à  Pointe-à-Pitre, où ont été formées les championnes olympiques Marie-Jo Pérec et  Laura Flessel.

Entretien avec Aimé Césaire samedi

Vendredi, Jacques Chirac présidera le sommet du CARIFORUM, qui réunit les pays de la région liés à l'Union européenne par les accords de partenariat UE-ACP (Afrique, Caraïbe et Pacifique). Il mettra l'accent sur la nécessité de favoriser la coopération régionale. Afin de valoriser les élus des Antilles-Guyane, ce sont les présidents des conseils généraux et régionaux qui introduiront les six thèmes de débats (agronomie tropicale, visas, échanges culturels et sportifs, transports aériens et maritimes, catastrophes naturelles, trafics de stupéfiants).

Samedi, en Martinique, le chef de l'Etat s'entretiendra avec la grande figure de l'île, le poète Aimé Césaire, maire de Fort-de-France. Après son discours à Madiana, il présidera un déjeuner avec l'ensemble des maires, puis une réunion de travail consacrée à la lutte contre la toxicomanie, à l'Unité d'écoute des jeunes en détresse. Dimanche, il achèvera sa tournée antillaise par une escale à Saint-Martin, île franco-néerlandaise dont la partie française constitue un arrondissement de la Guadeloupe.


Consultez le site de votre Chambre de Commerce et d'Industrie :
http://www.martinique.cci.fr
Pour vous désabonner, envoyer un message blanc à
ccim-desabonnement@eGroups.com

 

Cette page est réservée à la

Guadeloupe ET Martinique

ME PREVENIR DES AJOUTS QUE VOUS DÉSIREZ APPORTER

Aider les enfants natifs de la

bar41-aviov.gif (849 octets)

Guadeloupe des Antilles Française

Pour informations pour votre support

et les dons/commenditaires:

enter11.gif (14328 octets)VOIR LA PAGEenter11.gif (14328 octets)

SUITE DE LA VISITE DU PRÉSIDENT